Arnaques en distribution et promotion musicale : les erreurs à éviter
- Anne-Louise GAYMARD

- il y a 1 heure
- 3 min de lecture

Pour un artiste indépendant, la sortie d’un morceau sur les plateformes de streaming marque une étape décisive. Dans toutes les étapes, il faut passer par des étape comme la distribution et la promotion. C'est à ce moment que de nombreux musiciens se font avoir à cause d'un manque de vigilance ou d’une méconnaissance du fonctionnement de certaines plateformes.
Afin d’éviter les erreurs, Silence Éphémère Studio vous informe des différents pièges à éviter.
Les arnaques fréquentes
Un distributeur sert d’intermédiaire pour mettre votre musique en ligne. Il occupe souvent un rôle administratif en générant les codes ISRC, en collectant les revenus et en s'assurant du respect des formats demandés par les plateformes. Cependant, et en ne visant personne, certains distributeurs profitent des artistes au lancement de leur carrière. Nous allons voir ensemble différents types d’arnaques :
Les frais cachés : certains sites se disent «gratuits » mais facturent ensuite des coûts liés à chaque modification réalisée (changement de pochette, d'artiste, de titre). Parfois, ils peuvent imposer des abonnements mensuels afin de garder votre musique disponible en ligne. Il est alors impératif de toujours lire attentivement les conditions générales sur tous les sites/applications avant de les accepter.
Les arnaques aux droits :certains distributeurs réclament une part importante sur vos royalties (jusqu'à 50% parfois) ou s'approprient une partie des droits de vos morceaux. Vous devez vous assurer de conserver tous vos droits d'auteur et de master (avec des sites comme DistroKid ou TuneCore) afin de ne pas être embêté dans le futur.
L'importance du code ISRC
L' ISRC (International Standard Recording Code) est un identifiant unique attribué à chaque enregistrement sonore. Il permet de garantir la traçabilité de votre morceau et de transmettre plus facilement le répertoire utilisé par les diffuseurs.
Beaucoup d'artistes ignorent que certains distributeurs gardent la propriété du code ISRC qu'ils attribuent. En cas de changement de distributeur, il faut alors attribuer un nouveau code ISRC, ce qui peut fortement impacter vos statistiques.
Les faux streams : une technique à éviter
Même si acheter des streams peut être tentant (gonfler ses chiffres, attirer l'attention...) c’est pourtant une technique illégale et très mal vue. Selon le CNM, entre 1 et 3 milliards de faux streams ont été détectés en France en 2021 (1 à 3 % du total des streams), tandis que ce nombre grandit chaque année.
Les plateformes comme Deezer ou Spotify durcissent les règles auprès de leurs algorithmes, conduisant à des gels des redevances ou à des retraits de certains morceaux. Il est alors plus judicieux d’investir dans une véritable stratégie de communication multicanale : réseaux sociaux, relations presse et playlists indépendantes.
En conclusion, choisir soigneusement ses prestataires permet de protéger à la fois vos œuvres et votre image. Un bon prestataires ne vend pas des streams mais il offre une structure fiable pour diffuser votre musique et vous faire progresser durablement. Il est indispensable de prendre le temps de comparer vos possibilités, lire les conditions d’utilisation et si besoin d’échanger avec d’autres artistes avant de signer quoi que ce soit.
Vous pouvez retrouver d’autres articles sur le site de Silence Éphémère pour plus de conseils, dont « La distribution musicale : les options pour les artistes indépendants ».
Si vous voulez plus de conseils, ou que vous souhaitez qu’on réfléchisse à vos stratégies de promotion musicale, venez nous rencontrer !





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